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Les anciens et anciennes

Notre carnet, des nouvelles de quelques-uns, des nouvelles de la "Maison" de chaque association ...


Les 3 associations d'anciens-d'anciennes :

  • L'association des anciens et anciennes d'Haffreingue-Chanlaire (J.A.) flechebleue.jpg
  • L'association des anciennes et anciens de Nazareth flechemarron.jpg
  • L'association des anciens et anciennes de Nazareth-Haffreingue (association qui est en devenir)

Pour comprendre le pourquoi de ces trois associations vous pouvez lire un résumé de l'historique des établissements d'origine

 

 L'histoire du groupe Nazareth-Haffreingue commence en septembre 2008.

     Il s'agit d'un nouveau groupe scolaire né de la volonté de responsables afin de mieux répondre aux attentes des parents et des élèves. Il est le fruit de la fusion de deux groupes scolaires implantés à St Martin Boulogne et à Boulogne sur mer depuis de nombreuses années : le groupe scolaire Nazareth et le groupe scolaire Haffreingue-Chanlaire.
     Son avenir et son histoire sont devant lui.
     Souhaitons lui ici une bonne route fructueuse.
     Par contre les parents de ce nouveau-né ont chacun leur histoire que vous pouvez lire ci-dessous: ( A signaler au passage : Pour ceux qui seraient intéressés, sachez que les deux historiques ont fait l’objet de travaux universitaires - mémoires disponibles à la maison de la recherche de l’ULCO – Hôtel Desandrouin à Boulogne sur mer : L’historique d’Haffreingue-Chanlaire : Maîtrise d’histoire contemporaine de Nicolas BODEL, soutenue en 1999 et reçue avec une mention TB. L’historique de Nazareth : Maîtrise d’histoire contemporaine de François DESBOS, soutenue en 1999 et reçue avec une mention TB. Etant tous les deux anciens d'Haffreingue et/ou de Nazareth).

HISTORIQUE DE NAZARETH

     Les Dames de Nazareth,Congrégation fondée en 1822 à Montmirail(Marne) projettent d'établir un pensionnat à Boulogne sur mer. D'autre part,les Demoiselles Févrillier désirent céder leur Pensionnat-Externat de la rue Tant perd tant paie en Basse Ville et remplacer leurs élèves anglaises protestantes par de jeunes catholiques.
     S'ensuivent trois années de tractations qui aboutiront,en 1860,à l'achat des Moulineaux. Dans cette propriété du Chemin Vert, Mr Ferdinand Beaucourt,négociant en tissu,s'est ruiné dans l'aménagement d'un vallon inculte qu'il transforme en un site enchanteur au bord du ruisseau Beaurepaire. La loi Falloux, en mars 1850, a favorisé le développement des écoles de Filles. Plusieurs Congrégations sont déjà présentes. Il faudrait maintenant-en Basse Ville un établissement qui accueille des enfants pauvres et de classe moyenne. Mais l'objectif de Nazareth, plus élitiste,s'oriente alors vers un lieu calme,hors de la ville, favorisant une éducation simple et solide dans un climat de recueillement. Le domaine de la rue Beaurepaire, opportunément mis en vente,correspond bien à cet idéal souhaité par le Jésuite Pierre Roger fondateur des Religieuses de Nazareth.
Avec l'appui de Mgr Pierre-Louis Parisis -Evêque d'Arras,Boulogne et Saint-Omer, la rentrée de 1861 aura donc lieu aux « Moulineaux »emplacement de vieux moulins.. Mais la défection des élèves anglaises protestantes,soucieuses d'échapper à l'influence de religieuses catholiques, a réduit les effectifs de 80 à 32. Cependant la construction du futur Pensionnat Saint Ignace commence immédiatement.
     En 1901,les mesures anticléricales puis les expulsions obligent à l'exil:à Ealing et Colchester en Angleterre, ou à Enghien en Belgique. La ville de Boulogne profite des circonstances pour installer aux Moulineaux, en 1904, le collège municipal Auguste Mariette. 
     Pour se réinstaller à Boulogne en 1919, Nazareth doit donc chercher un nouvel emplacement. Ce sera la Villa Maquétra face au Monastère de la Visitation; la construction d'une chapelle complètera cette Villa propriété de la famille de Hautecloque, cousins du général Leclercq. Les conditions de retour des élèves
comportent l'étude du latin et la préparation du baccalauréat.
     Nouvelle tourmente. En 1942, les Allemands réquisitionnent les locaux. La Visitation accueille fraternellement religieuses et élèves. En 1944 le bombardement du quartier anéantit la Visitation, le parc et la maison de Nazareth sont saccagés. Mais la courageuse Mère Fourgeaud,qui a tenu tête aux allemands, rouvre la maison le 29 novembre1944, et l'on reconstruit un nouveau bâtiment sur un blockhaus allemand, grâce aux dommages de guerre.
     Par la suite Nazareth ne cesse de se développer. L'internat connaît un vrai succès; on construit des dortoirs, on en loue au Petit Séminaire et à la Visitation, avant de les remplacer par des classes dès que les pensionnaires préfèreront les transports scolaires!
     Les classes primaires, fermées pour réaliser la carte scolaire,vont renforcer l'école Notre-Dame rue Marignan. Dorénavant « l' Ecole Secondaire Privée Nazareth » va s'ouvrir à la mixité et devoir signer deux contrats avec l'Etat pour le Collège et le Lycée. 
     Le départ définitif de la Communauté en 2001 met un terme à cent quarante ans de présence des religieuses de Nazareth à Boulogne. 
     Aujourd'hui, avec enthousiasme, les laïcs -directeurs et enseignants- s'investissent pour que perdure l'esprit de Nazareth et sa tradition éducative...
2008 : fusion avec le groupe scolaire Haffreingue-Chanlaire pour donner le groupe scolaire Nazareth-Haffreingue. L'histoire continue .........

HISTORIQUE D'HAFFREINGUE-CHANLAIRE

     Les racines de " l'Institution Haffreingue" plongent dans le sol d'un village proche de Boulogne, Audinghen. Au lendemain de la Révolution, une école presbytérale, sorte de petit séminaire, y fut fondée. Inquiet de voir ce genre d'écoles proliférer et faire pièce au monopole de l'enseignement, Napoléon Ier en ordonne la fermeture dès 1811. Qu'à cela ne tienne ! Le 1er janvier 1813, l'école refait surface, 2bis, rue Saint-Jean, à Boulogne, puis s'installe, en août 1815, à l'ancien évêché, à l'ombre des remparts. C'est alors que le Recteur de l'Académie de Douai, dont dépendait Boulogne, en confie la direction à l'abbé Haffreingue. L'abbé, puis Monseigneur Haffreingue, la dirigea de 1813 jusqu'en 1871, année de sa mort. On dit qu'il eut comme élève Sainte-Beuve. En 1836, lors de la fondation du collège Mariette, il sut garder l'indépendance de sa maison qui n'aurait dû être qu'un internat de lycéens. C'est le seul cas connu en France, à cette époque.
     La mort de Monseigneur Haffreingue entraîna l'éclipse momentanée de son Institution. Les élèves collégiens se regroupèrent à l'École Libre Notre-Dame, fondée cette année-là dans les locaux d'un ancien collège de Jésuites qui avait fonctionné rue des Pipots, puis rue du Bras-d'Or. Les élèves séminaristes, eux, essaimèrent rue Maquétra, où il y eut le séminaire des jeunes et maintenant une annexe de St Joseph technique.
     En 1878, l'École Notre-Dame, toujours dirigée par les Jésuites, se transporte à Malborough, à l'emplacement occupé maintenant par l'Institut Technique St Joseph. Bientôt, elle se scinde en deux noyaux : Malborough toujours et le petit collège qui s'ouvre rue des Ursulines, se transfère ensuite rue Dumont-de-Courset, puis, en 1887, rue Félix-Adam dans la propriété du Marquis de Chanlaire. M. de Chanlaire était un anticlérical notoire, pamphlétaire, antimonarchiste, naguère ennemi de Mgr Haffreingue et ensuite des Jésuites . En 1819, il avait fondé l'Enseignement Mutuel, vieil ancêtre de nos contre-cours, que le Recteur de Douai dut fermer et dont il ne reste qu'un nom de rue. Les pères Jésuites achetèrent donc sa propriété et confièrent son nom à la postérité de l'enseignement chrétien boulonnais.
     Vinrent les expulsions de 1901 et de 1906, l'incendie de Malborough en 1907. Après quelques péripéties, tout cela aboutit à la résurrection de deux collèges : l'Institution Haffreingue, à l'hôtel d'Aumont, dont le nouveau petit séminaire se détacha en 1912, et le collège Chanlaire, rue de Calais, à l'emplacement actuel, dont il reste la chapelle, la salle polyvalente.
     La guerre de 1940 détruisit l'un et l'autre, mais, en 1951, un comité d'Anciens présidé par M. Jean Delpierre et un nouveau supérieur, M. le Chanoine Costenoble, les firent ressurgir en une seule maison sous le nom d'École privée catholique Haffreingue-Chanlaire. En 1980 cet ensemble composé d'une école, d'un collège et d'un lycée prit le nom de : Groupe Scolaire Privé Catholique Haffreingue-Chanlaire.
     2008 : fusion avec le groupe scolaire Nazareth pour donner le groupe scolaire Nazareth-Haffreingue. L'histoire continue .......